
Levier 1 sur 9
L’assiette ne guérit pas. Elle aide le corps à se stabiliser.
L’alimentation joue un rôle majeur sur l’insuline, qui elle-même influence l’énergie, l’appétit, le poids et l’humeur. L’idée n’est pas de se priver : c’est de donner au corps de quoi fonctionner, plutôt que de quoi s’enflammer.
L’approche en deux temps
- Temps 1 — alcaliniser (5 jours). Assiette = 80 % de légumes alcalinisants, 20 % de protéines. Manger à satiété, sans se sentir trop pleine.
- Temps 2 — cétogène modéré. On augmente les graisses de bonne qualité (huile d’olive extra-vierge, avocat, huile de coco/MCT), on garde les légumes verts et la protéine.
Pourquoi « modéré » ? Parce qu’un cétogène strict produit souvent de l’acidité et de l’inflammation. Les légumes alcalinisants corrigent exactement ça. C’est le principe : cétogène + alcalin, jamais l’un sans l’autre.
Les proportions d’entretien
- 55 % à 70 % de lipides
- 20 % à 30 % de protéines — une source à chaque repas
- 5 % à 15 % de glucides, pris dans les légumes
- Trois repas par jour, deux possibles une fois à l’aise.
Pas de collation. Après 40 ans, grignoter entretient la résistance à l’insuline. Des repas plus complets — avec assez de graisses et de protéines — coupent la faim mieux qu’un en-cas.
À privilégier
- Légumes verts à volonté
- Chou frisé, brocoli, choux de Bruxelles, chou-fleur
- Bouillon d’os
- Poissons gras, oméga-3
- Œufs
- Avocat
- Huile d’olive extra-vierge
- Graines (chia, lin, courge)
- Vinaigre de cidre, citron
- Gingembre
- Maca
À retirer ou limiter franchement
- Sucre ajouté.
- Sodas, y compris les versions « light » — acidité élevée et contribution à la résistance à l’insuline.
- Gluten et céréales — peuvent interférer avec la digestion.
- Caféine excessive et alcool. L’alcool aggrave les bouffées de chaleur, perturbe le sommeil et joue sur l’humeur. On essaie de boire moins, ou pas du tout.
- Aliments ultra-transformés.
Le détail qui compte : le foie
Le métabolisme des œstrogènes se fait dans le foie — et il existe plusieurs voies, la plus saine étant la 2-méthyl-hydroxy. On la soutient par la méthylation, elle-même nourrie par une grande variété de légumes. Autrement dit : ce n’est pas « manger des légumes », c’est en manger beaucoup de sortes.
Et les compléments ?
Certains sont couramment utilisés : multivitamine et minéraux de qualité, oméga-3, vitamine C, magnésium, probiotiques, fibres, soutien du foie, maca. Aucun n’est anodin et aucun ne remplace un repas. Le point de vigilance est réel : les compléments vendus librement ne sont pas toujours contrôlés, et leur contenu n’est pas garanti. Ils se discutent avec un professionnel de santé ou une nutritionniste diplômée.
Quand ça ne va pas
Un écart n’annule rien. On ne reprend pas la veille : on reprend au repas suivant. La sévérité envers soi-même produit du cortisol — l’exact contraire du but.
Cette page décrit des principes généraux d’alimentation. Elle ne constitue pas un avis médical et ne convient pas à toutes les situations (diabète, insuffisance rénale, troubles du comportement alimentaire, traitements en cours…). Parlez-en à votre médecin ou à une nutritionniste avant d’adopter un régime restrictif.